Projets des étudiants
2004-2005

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Pièces de théâtre

 

Le théâtre de l'Amante anglaise, de Marguerite Duras
Mise en scène de Marie-Cécile Ouakil
Les 9 et 10 février 2005 en salle Kantor
avec Pierre Gallois, Olivier Baisez et Alexia Auffèves

Soit un couple extraordinaire de banalité, les Lannes. La femme, Claire, a tué sans mobile apparent une cousine sourde et muette qui vivait sous leur toit. Un crime qui laisse Pierre, le mari, désemparé mais qu'il avoue avoir accompli en rêve.
A tour de rôle, Pierre et Claire répondent scrupuleusement aux questions d'un mystérieux " Interrogateur ", mais plus leurs réponses sont concrètes, plus l'énigme s'épaissit. Plus Claire Lannes avoue, plus son crime devient bizarre ; plus elle s'accuse, plus elle devient innocente ; plus elle raconte la mort, plus elle devient vivante. Folle, la meurtrière ? Sans doute, mais aussi illuminée, attentive à ses rêves, farouche et fragile, soudain bavarde, parfois monstrueuse, un peu médium… Le personnage déborde infiniment la notion trop évidente de folie.
Dans cette enquête, l'Interrogateur invite le spectateur à se mettre à l'écoute de l'accusée et à envisager une autre hypothèse pour le crime (à chaque spectateur la sienne), celle d'une " raison ignorée ", et ignorée de la meurtrière elle-même.

« Je cherche qui est cette femme, Claire Lannes, et pourquoi elle dit avoir commis ce crime. Le reste m'est égal. Elle, elle ne donne aucune raison à ce crime. Alors, je cherche pour elle.»

 

Toujours l'orage, d'Enzo Cormann
Mise en scène de Marie-Jeanne Zenetti
Les 15 et 16 février 2005 en salle Kantor
avec Loïc Risser et Tommy Luminet

Theo Steiner, ancienne figure mythique du théâtre viennois, a quitté la scène pour d’obscures raisons. Nathan Goldring, jeune metteur en scène berlinois, vient rompre vingt-cinq années de silence et d’exil : il lui propose de jouer Lear.
Tous deux hantés par l’ombre de Lear, comme si le roi déchu était la clef permettant à chacun de retrouver les fragments épars de sa propre identité, ils s’enferment alors dans un huit clos, scandé par le retour incessant de l’orage et de bribes du texte shakespearien. Entre les deux hommes va finir par se tisser une étrange complicité ; aux bravades et à l’ironie féroce succède le constat de leur propre « émiettement », de leurs doutes et de leurs déchirures.
Revisitation de Shakespeare, cruelle méditation sur l'histoire et le génocide juif, féroce partie d'échecs langagière, Toujours l'orage est aussi l'occasion pour Cormann de poursuivre une méditation sur le pouvoir des mots dans un théâtre de l'existence humaine si effrayant qu'aucune oeuvre d'art, aucun comédien ne semble jamais pouvoir racheter les fautes qui y sont commises.

« un théâtre de la parole, méditatif[…] un théâtre de mémoire; un théâtre pensif.» (E. Cormann - H. Bornstein)

 

La mort de Tintagiles, de Maeterlinck
Mise en scène de Florent Siaud et Pauline Bouchet
Les 9 et 10 mars 2005 en salle Kantor
avec Bertrand Guest, Pauline de Boever, Marina Poisson, Gabriel Markov, Marion Bonensea, Emilie Le Roux, Clémence Laot.

Un enfant, Tintagiles, a traversé les mers sur un navire dont il ignorait la destination. Il aborde une «île des morts» qui, peuplée de six figures fascinantes et irréelles, sera le théâtre d’un étrange «drame pour marionnettes». Sa scène : un château en ruine dans lequel, de chambres voûtées en couloirs sans fenêtres, s’organise la résistance à une reine invisible dont la puissance mortifère menace l’enfant.
Sous les apparences d’un conte enfantin, Maeterlinck esquisse en 1894 un univers irrationnel qui refuse les canons naturalistes de l’époque et constitue l’orée de notre modernité théâtrale. Il impose en effet une nouvelle manière de faire du théâtre, qui n’est pas loin d’annoncer Sarraute, Duras ou Beckett…

 

L'histoire du tigre, de Dario Fo
Mise en scène de Keti Irubetagoyena
les 5,6 et 8 avril 2005 en salle Kantor
avec Hugues de la Salle, Louise Roux et Hadrien Trigance

Pendant la Longue Marche, un soldat de l'armée de Mao Tsé-Toung est blessé par un «bandit blanc» de Tchang Kaï-Chek. Infecté par la gangrène, le soldat trouve refuge dans une grotte habitée par une tigresse et son petit. Une vraie cohabitation s'installe alors...

 

L'arbre des Tropiques, de Yukio Mishima
Mise en scène de Stéphane Miglierina
les 2,3 et 4 mai 2005 en salle Kantor
avec Yann Faure, Nicola Barnes, Hugues de la Salle, Valérie Louys et Anne Pellois

«Je compris alors que la voie du samourai, c'est la mort» (Hagakure, 1716). Devant un tel impératif culturel, Mishima offre dans L'Arbre des Tropiques (1960) le tableau d'un huis clos où l'inceste, le parricide et le double suicide par noyade hantent les cinq personnages d'une même famille. De cet humus terrible et cruel pourra croître et se dévoiler l'arbre flamboyant qui les étouffera tour à tour ou les fera fuir. Mishima écrivait à propos de son "Electre japonaise" : «Mon souci était que la scène fût peuplée de passions seulement, de passions habillées par des mots. Le tout devait être baigné dans un coloris de cauchemar, cependant que le drame essentiel garderait une clarté de cristal». Un cristal coloré de cauchemar, voilà notre programme...

 

Mademoiselle Julie, d'August Strindberg
Mise en scène de Sarah Oppenheim
les 7,8 et 9 juin 2005 en salle Kantor
avec Anne-Claire Michel, Aurélie Moioli, Olivier Normand

Julie: «Je m'abaisse...»
Jean : «Ne vous abaissez pas mademoiselle, écoutez mon conseil. Personne ne croira que vous vous abaissez volontairement, les gens diront toujours que vous tombez.»
Julie: «J'ai une plus haute opinion des gens que vous. Venez ! Essayons ! Venez !»

 

Tableau de famille... ou l’invraisemblable mais véridique histoire de la malédiction des Von Totuntablott
Atelier de théâtre pour enfants
les 23, 25 et 26 mai 2005 en salle Kantor
avec les enfants de l’atelier théâtre : Anaïs, Audrey, Bastien, Camille, Cindy, Elea, Isabelle, Jérémie, Khouloud, Laura, Laura, Léa, Maud, Morgane, Noémie, Valentin.

Quatre cousins qui ne se connaissent pas héritent du château de leurs ancêtres. Lorsque la lourde porte se referme sur eux, ils sont accueillis par deux énigmatiques servantes qui semblent les attendre. Quel mystère se cache dans ce dédale de couloirs et d’escaliers dont ils se retrouvent propriétaires? Quelle est la puissance maléfique qui va les retenir dans les lieux? C’est en pénétrant dans la galerie de portraits, où sont représentés leurs ancêtres, que nos quatre jeunes héritiers vont découvrir le terrible secret des Von Totuntablott..
Les formidables aventures de la famille Von Totuntablott réjouiront les amateurs d’énigmes, de malédictions familiales, de vibrations cosmiques et de pétanque au camping.

 


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